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16 mai 2014

Lapsus lectionis

Au saut du lit, ou presque.

Les molécules d’eau de mon premier café s’agitent dans le micro-onde, je lis ma liste de courses : « sirop de révolte » s’imprime dans mon cerveau. Mais c'est « sirop de violette » qui est tracé à la craie.

poeme-collectif-s.jpg

Ah. Encore un lapsus lectionis. Sur le moment, je ne sais pas qu’il s’appelle lectionis. Mais j’ai le temps des chômeurs pour me saisir du Robert, puis du Gaffiot pour trouver enfin son petit nom. Car je cherche depuis longtemps comment qualifier ces lapsus de lecture muette. Linguae, calami, je vous connais depuis le lycée. Mais toi, le lapsus discret, je n'étais jamais tombée sur ta description. Je n'avais pas encore pris le temps de ma curiosité, alors que tu me trottais dans la tête depuis bien longtemps.

Un des premiers lapsus lectionis qui m’ait frappée, a été de voir apparaître ma « boîte de déception », dans Outlook, après 3 ou 4 ans dans un précédent poste. Cette boîte déformée, je l’ai revue régulièrement, et mon corps accompagne toujours cette vision d’un soupir et d’une grimace.

Depuis que je suis à la maison, la déception ne me saute pas aux yeux. Il semblerait aujourd’hui que ce soit la révolte ; en sirop, bien concentrée.

Mèfi, je passe imperceptiblement de la passivité à l’action.

Illustration : Projet artistique avec S. Quéheillard, dans une école primaire.

13:05 Publié dans Maison | Lien permanent | Commentaires (0)

30 juillet 2006

Je l'ai eue ! (L'araignée, épisode 4 et épilogue ?)

5875189_p.jpgYes !
Yes yes yes !
Yeeeeeeessssssss !

Elle est morte la sale bête, je l'ai retrouvée et elle est morte de chez Morte© !

Gniac gniac gniac, je l'ai eue. Le combat fut rude, le duel à armes égales (vu la trouille que j'avais, j'estime que me munir de ma bombe aérosol et d'eau bouillante, c'était effectivement se battre à armes égales).

Pour les nouveaux lecteurs, se reporter à l'épisode précédent.

J'ai commencé mon grand ménage par la salle de bain. Par la baignoire où j'avais réussi à repousser le peignoir infâme. Je remue un peu les pans du peignoir avec une écumoire, je regarde doucement (trèèès douu-ceee-mennt), et je retrouve (pause, ça me gratte dans les cheveux rien que d'y penser), je retrouve donc la bête là où je l'avais trouvée, sur la poche gauche.

Bon, là je fais un bond en arrière de quelques mètres, et je suis bêtement arrêtée par le mur du couloir... Mais je ne crie pas. Applaudissements. Je remonte à l'assaut. Je me réarme de mon écumoire laser et je re-soulève le tissus. Elle n'a pas bougé. Je tends le bras vers la bombe anti-araignée, Sergio Leone n'est pas loin, la lutte à mort approche à grands pas.

Paf, un long coup d'aérosol.
Arg ! Elle bouge, c'est horrible !
Je recule à nouveau et retrouve le mur du couloir. Mais je ne crie pas. Applaudissements.
Je remonte à l'attaque, elle a encore bougé, elle veut remonter la paroi de la baignoire. Ce putain d'aérosol de merde ne sert à rien, je suis à court ! Je dois trouver une autre solution.

Intermède. A ceux qui seraient curieux de savoir pourquoi je ne l'écrase pas avec mon écumoire laser, je réponds que cela m'est tout bonnement impossible. Cela voudrait dire que par l'intermédiaire de l'écumoire, je la touche. Et puis mon arme ne fait que 30 cm, ce qui veut dire qu'il faudrait que je m'approche du monstre. Donc vos remarques irréfléchies, merci, mais ça ne colle pas.
Reprenons.

Je la connais la solution, il faut agir vite, avant qu'elle ne sorte de la baignoire. Je saisis (pause, j'ai des frissons sur la jambe), je saisis donc la pomme de douche, je mets l'eau chaude à fond, et je dirige l'eau brûlante vers cette connasse d'araignée.

Intermède (2). Après mûre réflexion, asperger l'araignée avec l'eau, ça ne fait pas aussi peur que l'écraser avec un outil. La grande (pause, ça me grattouille dans le dos), la grande différence, c'est que théoriquement, l'araignée pourrait remonter le long de l'écumoire laser, alors qu'elle ne peut pas remonter le long du jet d'eau. Pas bête hein ? (au premier sourire sarcastique que je choppe sur les lèvres d'un lecteur, je mords).

Le monstre se noie. Recroqueville ses pattes (pause, je hurle par peur rétrospective). Munie de mon balai, je tente de décrocher l'araignée morte de mon peignoir. C'est qu'elle s'accroche ! Ca ne marche pas... Je suis fatiguée, mais j'ai gagné la partie, je décide de demander de l'aide à mon voisin. Un dernier coup d'aérosol, et je quitte la salle d'eau pour appeler mon voisin I. Il fera le fossoyeur.

I. arrive dans mon appartement. Et il est fort I. Il prend un mouchoir, et tout simplement prend le cadavre et repart avec le linceul.

"Si ça te fait si peur, je vais le mettre dans les grandes poubelles, dehors. Pas dans tes toilettes ni dans ta poubelle".

Ce mec a tout compris....

Bon, il me reste à prendre mon peignoir (trempé, évidemment) et de le mettre dans la machine à laver. Avec prélavage et température maximale. Il faudra aussi que je désinfecte l'écumoire laser, et toute la baignoire.

Barrez-vous les microbes ! Ca va chier !

18:10 Publié dans Maison | Lien permanent | Commentaires (0)