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26 mai 2014

Ce que je n'ai pas entendu le soir des élections européennes

Elysée-Matignon-Solférino - Dimanche 25 mai, 21h.Color_20digital_281_29_1_.jpg

Mes chers compatriotes,

Les opinions que vous avez exprimées lors des scrutins récents, en votant ou en ne votant pas, exigent des hommes et femmes démocrates et républicains, et particulièrement de la Gauche, de se confronter aux réflexions et aux analyses devant lesquelles nous avons reculé depuis des décennies.

C'est pourquoi, en faisant aujourd'hui le choix de ne céder ni au bougisme médiatique, ni à nos propres impatiences, nous assumons de ne pas exposer d’analyse ni de décision hâtive et simpliste, à l'issue de "réunions d'urgence" qui, nous le savons, ne font plus illusion.

Nous sommes las de réagir au coup par coup. Cela ne résoudra ni vos difficultés, ni n'améliorera l'image désastreuse que vous avez déjà de la Politique, et du socialisme.

Nous allons prendre le temps qui n’est pas celui de la réactivité des médias ou de nos communicants.

Notre discours était censé être plus étoffé. Mais, ce soir, nous voulons nous en tenir à cet unique message : vous ne nous entendrez plus intervenir pour ne rien dire car nous usons le langage, qui était auparavant un de nos leviers pour transformer la société.

Ce levier n’est plus entre nos mains. Il est dans celui de l’extrême-droite. Et nous sommes impuissants, pour le moment.

Nous devons redécouvrir les armes que nous avions enterrées.

Vive la République, vive la France.

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