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24 mai 2014

Bonne étoile

J'ai une bonne étoile. Enfin, elle n'est pas à moi, je vais trop vite.

Je connais une bonne étoile. Là encore je résume trop.

Je sais qu'il existe une bonne étoile dans la vie de Jules. Mais je ne la connais pas encore. Elle brille sur Jules, et donc un peu sur moi, parce que là, je suis serrée contre Jules. Alors ça déborde un peu.

Cette bonne étoile est faite de chair et d'os. Et aussi d'une autre matière que nos atomes standards, m'a dit Jules. Disons qu'elle est faite de "l'étoffe sur laquelle naissent les rêves".

L'étoile est la jeune femme qui a dit à Jules de me regarder, dans cette soirée d'anniversaire où je ne connaissais bien que l'ami fêté, où j'avais apporté mes œillères. Je sortais du boulot et d'une histoire sentimentale à la con, j'étais déjà plongée dans la journée du lendemain et je me contentais d'être sortie intacte de cette liaison mal fichue.

Elle a dit à Jules de me regarder. Et Jules fait confiance à son amie et Jules s'est approché de moi. Je n'ai plus vu que lui, à peine un amical importun, et pas du tout la jeune femme.

J’apprenais quelques jours plus tard, dans les bras de Jules ou à quelques centimètres, que c'est toi, Étoile, qui as donné la pichenette pour faire apparaître Jules dans mon champ de vision. Depuis, je te cherche dans mes souvenirs étroits de cette soirée, et je ne te trouve pas. J'en garde une pincée de culpabilité.

Étoile, quand nous nous rencontrerons pour de bon, je devrai réfréner un brin de solennité.

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21:10 Publié dans Jardin | Lien permanent | Commentaires (0)

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