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16 mai 2014

Lapsus lectionis

Au saut du lit, ou presque.

Les molécules d’eau de mon premier café s’agitent dans le micro-onde, je lis ma liste de courses : « sirop de révolte » s’imprime dans mon cerveau. Mais c'est « sirop de violette » qui est tracé à la craie.

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Ah. Encore un lapsus lectionis. Sur le moment, je ne sais pas qu’il s’appelle lectionis. Mais j’ai le temps des chômeurs pour me saisir du Robert, puis du Gaffiot pour trouver enfin son petit nom. Car je cherche depuis longtemps comment qualifier ces lapsus de lecture muette. Linguae, calami, je vous connais depuis le lycée. Mais toi, le lapsus discret, je n'étais jamais tombée sur ta description. Je n'avais pas encore pris le temps de ma curiosité, alors que tu me trottais dans la tête depuis bien longtemps.

Un des premiers lapsus lectionis qui m’ait frappée, a été de voir apparaître ma « boîte de déception », dans Outlook, après 3 ou 4 ans dans un précédent poste. Cette boîte déformée, je l’ai revue régulièrement, et mon corps accompagne toujours cette vision d’un soupir et d’une grimace.

Depuis que je suis à la maison, la déception ne me saute pas aux yeux. Il semblerait aujourd’hui que ce soit la révolte ; en sirop, bien concentrée.

Mèfi, je passe imperceptiblement de la passivité à l’action.

Illustration : Projet artistique avec S. Quéheillard, dans une école primaire.

13:05 Publié dans Maison | Lien permanent | Commentaires (0)

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