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15 mai 2014

Rencontre non professionnelle

Apéritif avec T. Nous enchaînons les verres avec entrain.

Nous avons travaillé ensemble. Nous étions partenaires. Nous nous rencontrions presque en cachette, pour parler librement des idées que nous devions faire avancer ensemble. Ses arguments me hérissaient souvent, mes oppositions l'étonnaient. Nos désaccords étaient des champs intellectuels à défricher toutes les deux. Aucune colère, pas d'énervement. Des débats vertigineux et pas une once de rancœur. Un désir pur de se comprendre. "Encore !" disions-nous en nous quittant, après des rendez-vous de plusieurs heures.

Elle n’a pas changé d’activité. Je ne suis plus sa partenaire. Et nos rencontres doivent absolument continuer. Je la trouve incroyable – peur de rien, déterminée, sans attache et pourtant des ancres partout. Elle me force à revisiter mes a priori.

Nos discussions continuent comme auparavant, à la nuance près que je suis encore plus libre de mes paroles.

a_ouro10.jpgNous évoquons la suite de ma vie professionnelle, mes envies naissantes. Mon besoin de déconstruire avant de rebâtir. Elle me voit indispensable à plein de monde. Il lui semble évident que les portes que je vais pousser s'ouvriront. Je suis perplexe.

Un silence, et elle lance : "Que tu es belle ! Merde, quand j’aurai ton âge, j’aimerais être comme toi." J'ai ri et baissé les yeux. Merci, merci T.

Elle me trouve..belle et... Et quoi ? Intelligente ? A l'écoute ? Prête à me donner un coup de pouce pour un nouvel emploi mais je n’arrive pas à comprendre ce qu’elle – elle putain, elle ! – me trouve. En dehors de "belle" qui n'est pas une qualité professionnelle.

Petite sœur surdouée, un flair reconnu, qui hume ce que je pourrais être. Pour son boulot, elle repère et encourage les forces motrices des autres.

Mais pour toi, tu as l'impression qu'elle se met le doigt dans l’œil. (j'interviens, parce que je sens que tu n'arrives pas à l'écrire.)

Oui, jusqu'au coude... (Merci.)

 

"Il faut faire confiance à ceux qui vous aiment" va devenir mon mantra.

12:32 Publié dans Marais | Lien permanent | Commentaires (0)

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